Avancée du sel dans les vallées de Sédhiou : Un projet d’un pont barrage serait bloqué pour des problèmes de procédure

La maquette du projet Balouo Salo

La maquette du projet Balouo Salo

La réalisation du projet « Balouo Salo » dans la vallée de Tanaf (région de Sédhiou) est sujette à des risques de forclusion compte tenu de la faible organisation locale qui entraîne de sérieux retards affectant les conditions sociales des populations. Des retards qui amèneraient le déplacement projet dans un autre pays.

Pour des problèmes de procédure à suivre dans la mise en œuvre et l’exécution du projet, des retards sont observés et risquent de réduire à néant un travail d’étude entamé depuis trois ans. Un travail qui a touché aussi bien les populations qui sont parties prenantes à travers des séances de sensibilisation dans une centaine de villages que les collectivités locales et l’administration déconcentrée à travers un comité local de développement (Crd) pour la réalisation du pont barrage anti-sel de 850 mètres, unique dans son genre, sur un des bras du fleuve Casamance. Pour le président et fondateur de l’association « Balouo Salo », l’architecte Raoul Vecchio, il ne reste plus pour les membres et volontaires du projet que de s’ouvrir aux hautes autorités du pays pour plaider la cause de plus de 40.000 personnes qui seront impactées par le projet.

Le projet consiste en la construction d’un pont barrage anti-sel entre les villages de Sanoufily (commune de Diouduobou) dans la zone de la ville de Sédhiou et de Sambacounda (commune de Simbandi Brassou) sur la rive située dans la zone de Tanaf. Il s’agit, à travers la réalisation du pont barrage, de permettre la désalinisation de toutes les vallées impactées par le projet, la décontamination des sols et de la nappe superficielle, la création d’un bassin de rétention pour l’approvisionnement en eau et le lessivage de la vallée, le désenclavement des 25 villages touchés par le projet et la valorisation de la vallée de Tanaf. Avec la réalisation de l’œuvre qui profitera à plus de 40.000 personnes, il s’agira de récupérer plus de 10.000 ha voire 15.000 ha de terres. Une action qui va régler les problèmes d’alimentation et aider la décontamination de l’eau de pluie, le désenclavement de plus de 20 villages et la reforestation de plusieurs bois de village.

Ce projet, à en croire l’architecte Raoul Vecchio, a été partagé dans le monde entier à travers les canaux de communication du projet et est soutenu par des personnalités célèbres. Un soutien qui est exclusivement volontaire du fait que le projet est porté par une organisation caritative. D’ailleurs, note-t-il, c’est ce qui explique qu’en plus d’avoir mené une étude technique d’une valeur de 80 millions de FCfa, le projet et ses partenaires seraient également prêts à contribuer économiquement à sa réalisation.

Pour l’heure, 1500 volontaires sont engagés à participer à la réalisation du pont barrage et le projet bénéficie du soutien financier et technique de l’association et de ses partenaires. Pour Raoul Vecchio qui séjourne actuellement à Dakar, il ne reste que d’avoir la certitude de la participation de l’Etat dans sa mise en œuvre.
Source: Le Soleil

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