Commune de Djoudoubou : Cette collectivité locale de Sédhiou veut moderniser son agriculture

djoudoubou-agricultureLa commune de Djoudoubou dans la région de Sédhiou manque presque de tout. Elle veut, avec l’appui de ses immigrés, moderniser son agriculture et améliorer les conditions de vie de sa population. En plus de cela, le maire Ibrahima Djitté envisage de créer des infrastructures scolaires pour éviter le déplacement des élèves.

Pour accompagner les populations de la commune rurale de Djoudoubou (département de Goudomp) dans l’agriculture, leur activité principale, un immigré répondant au nom de Mamadou Sagna dit « Mama » a emblavé 5 hectares en maïs. La journée de binage qu’il vient d’organiser était considérée comme une véritable fête de l’agriculture en attendant la moisson pour laquelle la fête sera plus belle. Toute la population du village, avec à leur tête le maire de Djoudoubou Ibrahima Djitté et celle des villages environnants, a pris part à cette séance à laquelle la famille vivant en France a participé. Cette famille a su se faire une idée de la différence entre les deux agricultures.

« J’ai voulu essayer les 5 hectares. Si les choses marchent, je m’engagerai à exploiter une ferme agricole comme on en voit en Europe avec toutes les commodités qui permettront d’y vivre sans qu’on ait besoin d’aller chercher quelque chose en ville », s’est-il confié. Il y a cependant un minimum pour se lancer dans une véritable agriculture moderne. Ce minimum est composé du matériel agricole moderne, d’où son appel au ministre chargé de l’Agriculture et de l’Equipement rural de soutenir les immigrés qui veulent investir dans le monde rural, notamment dans l’agriculture. « Nous voulons soutenir le Plan Sénégal émergent dans son volet agriculture, avec une grande production, mais il nous faut du matériel agricole tel que les tracteurs, les semoirs, les décortiqueuses, les batteuses, les charrues, etc. », a-t-elle réclamé.

Il a fait remarquer que même les immigrés qui ont des moyens ne peuvent pas acquérir le matériel agricole au complet parce qu’il coûte cher. Les difficultés que connaît la commune de Djoudoubou ne peuvent être passées sous silence à l’occasion de cette fête. Elles ont pour nom le manque d’électricité qui n’est plus un luxe pour les populations du monde rural. Dans cette localité de la Casamance, pour charger son téléphone portable, il faut aller dans une localité qui dispose de l’électricité. Une localité qui peut être distante de plusieurs kilomètres. Le manque du courant dans le village ne favorise pas l’installation d’une ferme moderne qui doit fonctionner au courant.

Sur le plan de l’éducation, la commune rurale n’a pas de collège. Ce qui fait que les élèves parcourent 5 kilomètres pour aller au collège d’enseignement moyen (Cem) de Sandiniéry ou à celui de Tanaff situé à plus de 8 kilomètres. Cette situation fait que beaucoup d’élèves abandonnent les études. A cela, il faut ajouter les nombreux cas de grossesses enregistrés chez les filles. Pour faire face à toutes ces difficultés, le maire de la commune Ibrahima Djitté a construit trois salles de classe pour le futur Cem. Ces salles pourraient être fonctionnelles dès la prochaine rentrée des classes. « Nous demandons au ministère de l’Education de nous envoyer des enseignants pour que le collège démarre ses enseignements ne serait-ce qu’avec des classes de sixième », a-t-il souhaité. Les parents d’élèves venus nombreux à cette rencontre embouchent la même trompette en demandant un collège pour leurs enfants.
Source: Le Soleil

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