Programme d’appui au développement économique de la Casamance : Les bénéficiaires réclament une 2ème phase

Padec zigLes réalisations du Padec dans le village de Kamobeul (Nyassia) et au niveau de la commune de Ziguinchor ont été visitées, mardi dernier, par les bailleurs de fonds et les autorités administratives, en compagnie des responsables de ce Programme d’appui au développement économique de la Casamance. Les bénéficiaires ont saisi l’occasion pour réclamer une deuxième phase du projet, afin qu’ils puissent consolider les acquis et promouvoir leurs activités au grand bonheur de leurs familles.

Depuis avril 2010, le Programme d’appui au développement économique de la Casamance (Padec) soutient, entre autres, beaucoup de groupements d’intérêt économiques (Gie) qui se sont spécialisés dans la transformation et le conditionnement de l’anacarde, du miel, de la mangue, de la banane ainsi que des fruits forestiers. Après une phase initiale de 5 ans, il y a eu une prolongation de 3 ans qui doit s’achever en mars 2018. Les bénéficiaires ont apprécié « l’appui important » du Padec « qui a amélioré considérablement, ont-ils dit, leurs conditions de travail et de vie ». Ces derniers exerçaient manuellement avec un matériel archaïque. Actuellement, ils sont bien équipés par le projet en unités de transformation et de conditionnement acquises à un prix abordable. Le projet a également beaucoup participé au renforcement de leurs capacités professionnelles. Il les a, en effet, aidés à prendre part à des voyages d’études et à des formations aussi bien au Sénégal, avec l’Institut de technologie alimentaire (Ita), qu’à l’extérieur. Ce qui leur permet maintenant de travailler dans des conditions meilleures, de développer leurs activités et d’augmenter leurs revenus au grand bonheur de leurs progénitures.

« Nous, à notre niveau, nous dormons actuellement sur nos deux oreilles, parce que nous n’avons plus de souci pour assurer les trois repas dans nos familles et subvenir aux autres besoins de nos enfants. Ce, grâce au Padec », a témoigné la dame Siré Coly. Elle est membre du Gie « Ahoumoula » de Kamobeul, un village de la commune d’Enanmpor situé dans l’arrondissement de Nyassi et que le Padec a doté d’une unité de transformation et de conditionnement du miel. Ici, les produits (miel et savon fabriqué à base du miel) se vendent bien au bénéfice de Mme Coly et des siens.

Donc, Siré Coly et sa collègue Solange Diédhiou ont bien raison de se faire un peu de souci à propos de la fin de la prolongation du Padec. Elles ont réclamé sa 2ème phase. « Nous demandons une deuxième phase pour que nous puissions consolider, renforcer et développer nos activités, nous approprier le programme et le pérenniser au profit de tous ses bénéficiaires », ont-elles expliqué. Même son de cloche auprès de Noëlle Niouky, présidente du Gie « Demiir », sis à Kénia, dans la commune de Ziguinchor, et qui s’active, entre autres, dans la transformation et le conditionnement de la pomme de cajou. Nous avons recueilli les mêmes souhaits au niveau du Gie « Kand Jibu » de Tilène-Ziguinchor qui est doté, par le Padec, d’une unité de transformation et de conditionnement de mangue et fruits forestiers.
Source: Le Soleil

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